Rapports d'activités du CETOP

Retrouvez ici l'ensemble des rapports d'activités du Centre d'Etudes du Tourisme en Océanie-Pacifique de 2018 à 2020.

2018

Le CETOP fut inauguré en 2018 grâce au soutien du Ministère du Tourisme et du Travail en charge des relations avec les Institutions et l'Université de la Polynésie française.

Cette année de démarrage douce fût également celle de la réouverture de la Licence professionnelle dite "management des organisations hôtelières et touristiques" à l'UPF.

Cette dynamique de recherche et enseignement en tourisme en Polynésie française témoigne de l'ampleur de ce secteur économique pour le territoire dans un contexte mondialisé. 

 

2019

En 2019, le CETOP a pris de l’ampleur et beaucoup des projets envisagés l’an dernier se sont concrétisés ou sont en passe de l’être, souvent en collaboration avec des universités extérieures à la Polynésie française. Yann RIVAL, responsable de l’axe Durabilité du tourisme, développe des coopérations en Asie. Sylvain PETIT, responsable de l’axe Compétitivité du tourisme, développe des partenariats en Nouvelle-Zélande. Pierre GHEWY, responsable de l’axe Attractivité du tourisme, renforce ses liens avec la métropole. Notre champs d’étude est vaste et va bien au-delà de la Polynésie française. Nous sommes d’ailleurs sollicités par les Caraïbes, la France et le Japon pour des projets de colloque ou de rédaction. 

Pour permettre un meilleur échange entre nous et nos collègues associés, le CETOP s’est réorganisé cette année. Sa structure disciplinaire, adoptée lors de son lancement, avait permis de compter nos forces. La nouvelle organisation thématique nous permet de les organiser en facilitant les approches transversales. Le tourisme n’est, en effet, pas le sujet d’étude d’une seule discipline. Comprendre ses implications diverses dans la société nécessite l’apport des gestionnaires, des économistes, des spécialistes des réseaux sociaux, des archéologues, des juristes, etc.

Cette année sera également celle où la relation chercheurs-étudiants aura cessé, au CETOP, d’opposer les uns aux autres. Les travaux de François DE GRANDPRÉ ont montré qu’il est possible d’associer efficacement les étudiants à nos travaux de recherche et ce, au bénéfice des deux parties : enseignants-chercheurs et étudiants. Pour réussir ces différentes missions nous ne cesserons de remercier la Ministre du Tourisme et du Travail en charge des relations avec les institutions, Nicole BOUTEAU, de nous donner les moyens financiers de nos ambitions. Son apport ne s’arrête pas là. En nous conviant à participer à divers événements tels que le Fari’ira’a Manihini, les journées mondiales du tourisme ou d’autres événements, elle nous pousse à sortir de nos bureaux pour aller à la rencontre des acteurs du tourisme polynésien. C’est, je pense, très enrichissant pour tous ! Les apports de l’UPF à ce projet sont également indéniables en moyens logistiques, humains et financiers. Le soutien de son Président, Patrick CAPOLSINI, ou de sa Vice-Présidente de la recherche, Nabila GAERTNER-MAZOUNI, sont des atouts importants. Suite au manque de candidats intéressants l’an dernier, le recrutement de chercheurs dont les travaux sont orientés vers le tourisme est relancé cette année. Sans plus attendre, je vous propose de découvrir la richesse de notre production et vous en souhaite bonne lecture. 
 

2020

L’année 2020 s’est malheureusement révélée une « Annus Horribilis » dans le monde entier, ainsi qu’en Polynésie française, en particulier pour le tourisme international. La pandémie de COVID-19 a infecté plus de 70 millions de personnes sur terre, et causé plus de 1,6 millions de décès, dont une centaine en Polynésie française. Afin de lutter contre la propagation du coronavirus, une fermeture des frontières et une période de confinement ont d’abord été instaurées en mars 2020 dans la majorité des pays, ce qui a eu pour effet de stopper presque complètement les flux touristiques jusqu’à la réouverture des frontières à partir de juillet dans 40% des nations. L’Organisation Mondiale du Tourisme prévoit une chute des flux touristiques en 2020 entre 58% et 78%, ainsi qu’un retour au niveau précédent la crise dans 4 ou 5 ans, selon différents scénarios. De même, les dernières statistiques disponibles pour la Polynésie française indiquent que sur les 10 premiers mois de l’année, le nombre de touristes a diminué de 67%, alors qu’une nouvelle vague d’infections est en train de déferler en cette fin d’année sur l’Europe et l’Amérique du Nord, nos deux principaux marchés émetteurs. 

Face à cette situation inédite et catastrophique pour le tourisme au fenua, le CETOP s’est fortement mobilisé et a rapidement mis en place une veille documentaire et rédigé des analyses rapides sous forme de billets pour donner des éléments de comparaison et de réflexion aux autorités publiques. Ainsi, 18 numéros de cette veille et 10 focus sur des problématiques spécifiques ont été publiés depuis le mois d’avril, notamment avec l’aide bénévole et l’implication dynamique d’étudiants de la Licence Économie et Gestion, de la Licence Professionnelle Métiers du Tourisme et des Loisirs (alias « Hôtellerie-Tourisme »), du Master Management et Commerce International (MCI) et de Doctorat. D’ailleurs, cette veille documentaire a été intégrée au sein du cursus de la licence professionnelle, et un parcours tourisme a été créé au sein du Master MCI. 

Les apports du CETOP en termes de recherche ont également bénéficié de la contribution d’experts internationaux, qui ont permis de mieux comprendre les spécificités du tourisme en Polynésie, du point de vue de la gestion de destination (mission du professeur Pearce), ou sous l’angle d’un diagnostic de destination (restitution du professeur de Grandpré). Nous espérons que ces analyses aideront à affiner la stratégie touristique 2020-2025.

L’équipe du CETOP prévoit également d’organiser en 2021 à l’UPF une semaine de recherche en tourisme, avec une conférence internationale du CETOP, un workshop de l'AIMTD (Association Internationale de Gestion du Tourisme Durable) et un séminaire du PECC-PF (Conseil de Coopération Économique du Pacifique), ouverts au grand public.

Enfin, nous souhaitons remercier la Ministre du Tourisme et du Travail en charge des relations avec les institutions, Nicole BOUTEAU, pour son soutien financier et moral, ainsi que le Président de l’UPF, Patrick CAPOLSINI, et sa Vice-Présidente de la recherche, Nabila GAERTNER-MAZOUNI, pour leur aide financière, logistique et humaine, qui nous ont permis d’accomplir nos missions et de finaliser nos projets de recherche dans les meilleures conditions.